Jamafra: Vous êtes plutôt un groupe à tendance Ska, comment vous est venue l'envie de réaliser un tel projet ?
Mickaël: Disons que nous sommes attirés pour toutes les musiques et c'est aussi une ouverture. Ce n'est pas forcément un disque qui s'adresse à une seul génération, on trouve par exemple du calypso qui pourrait plaire aux plus âgés. Et par rapport au concept que l'on c'était imposé, nous nous devions de ne rien laissé au hasard. Nous avons forcément nos préférences, mais nous nous sommes bien amusés à jouer de tout et cela a apporté un peu de neuf. Avant tout c'est l'amour de la musique jamaïcaine.
Jamafra: Tous les titres sont joués et interprétés par Orange Street, comment ce passe la répartition entre l'écriture et la composition au sein du groupe ?
Mickaël: L'essentiel des textes sont écrit par les chanteurs, avec quelques réalisations de ma part, mais aussi de Patrick Tersinet notre ancien tromboniste qui est encore très actifs au sein d'Orange Street. Nous avions déjà beaucoup de parties musicales auxquelles il ne manquait plus que les textes, alors nous avons écrit paroles et mélodies dessus. Chacun apporte sa pierre à l'édifice avec plus ou moins d'importance.
Jamafra: Vous êtes un groupe français, mais toutes les chansons sont en français, pourquoi ?
Mickaël: Dans les cinq albums que nous avons réalisés, aucun texte n'était en français. Je suis farouchement opposé aux textes en français au travers de la musique jamaicaïne, même si c'est une langue que j'affectionne. D'autres au sein du groupe sont plus tenté de faire des choses dans ce sens là, c'est un sujet de débat au sein de la formation. Pour le moment aucun texte n'est en français et la connotation "Reggae français" me gênerai.
Jamafra: Vous avez 400 dates à votre actif, le live est votre domaine de prédilection ?
Mickaël: En effet nous avons fait beaucoup de scènes , en France mais aussi en Allemagne, Italie, Pays-Bas, Suisse et Belgique. Pour ma part, j'aime le travail de studio, tout comme les périodes de création et la composition. Le live c'est toujours de très bons moments, personnellement même après 400 concerts j'ai toujours le tract. Chacun à une approche différente de cet exercice. Une fois le concert accompli et le sentiment du travail bien fait je suis heureux, mais je suis un des rares à être encore anxieux.
Jamafra: Vos collaborations sur cet album ?
Mickaël: Il y a des collaborations de tous les horizons ; des amis de longue date comme Christophe le saxophoniste des "K2R", ou Olivier et William de "Debout sur le Zinc", des groupes que l'on côtaient régulièrement. Mais aussi des nouveaux arrivants, comme Florent Maton un violoniste, qui à notamment collaboré avec San Severino, Ras Daniel Ray qui à l'origine ne devait interpréter que "Golden age" et finalement en quelques minutes nous à convaincu sur le nayabingi et "Make it to the top". Ghost Rider ; un jeune DJ d'origine haïtienne, bien implanté dans le milieu Sound System, qui en deux prises nous à fait "Gal and money". Et pour finir les voix féminines, donc vraiment de belles rencontres.
Jamafra: Vos projets à venir ?
Mickaël: A l'heure actuel nous avons déjà 6 dates de confirmées ( myspace ), mais trés prochainement nous allons faire la première partie des Skatalites à l'Elysee -Montmartre (28/04/2008). On commence aussi à préparer le prochain album, mais pour le moment nous nous concentrons sur la promo de ce nouvel opus.
Stéphane pour Jamafra.
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